Les petites et moyennes mutuelles demandent au Président de la République le retrait immédiat du décret sur l’ACS, applicable au 01.04.2015.

Dans une lettre ouverte adressée à François Hollande ce lundi 13 octobre, les Petites et Moyennes Mutuelles adhérentes de l’ADPM réaffirment leur opposition à la déportation des bénéficiaires de l’ACS vers quelques grands groupes assurantiels.

Ces groupes qui voient une opportunité de développement à moindre frais convoitent les ACS uniquement dans une perspective expansionniste.

L’ADPM dénonce ces appétits marchands et une grave atteinte aux libertés des citoyens en situation de précarité. Avec la complicité de l’Etat, ces citoyens qui s’acquittent d’une partie de leur cotisation de complémentaire santé et qui participent à la vie démocratique de leurs mutuelles, vont se voir privés de droits fondamentaux. Pour bénéficier d’une aide ils devront obligatoirement adhérer à un organisme désigné et ne plus avoir le choix de leur contrat.

Les mutuelles de proximité ont fait la preuve depuis l’origine de leur capacité à répondre aux besoins des populations les plus fragiles. En dehors de toute notion de marché, elles incarnent un idéal mutualiste d’entraide à l’échelle de chaque territoire. A l’heure où toutes les solidarités sont mises à mal dans cette période de crise sans précédent, elles sont un rempart essentiel contre la précarité et l’isolement.

Les Petites et Moyennes Mutuelles entendent poursuivre leur combat pour la diversité de l’offre mutualiste et « rendre la santé aux citoyens » en exigeant le respect de la liberté de choix de l’organisme complémentaire.

Elles demandent donc au Président de la République, garant des libertés, le retrait immédiat du décret ACS.